07.12.2008

Say it with a kiss

Paroles de Say it with a kiss / Johnny Mercer / Harry Warren

Let me hear you say it
Say it with a kiss
It you mean that look Ive seen
Say it with a kiss
There is wine and candle shine
And music in your lips
Music in the tops
Of your fingertips

Words may not convey it
Say it with a kiss
And your look might speak a book
That my eyes might miss
You dont have to know the words
To loves familiar tune
Say it with a kiss
And say it soon

Let's do it



Paroles de Let's Do It / Cole porter

Chinks do it. japs do it
Upper lapland little lapps do it
Let's do it
Let's fall in love

In spain the best upper sets do it
Lithuanians and lits do it
Let's do it
Let's tall in love

The dutch in old amsterdam do it
Not to mention the finns
Folks in siam do it
Think of siamese twins

Some argentines without means do it
People say in boston even beans do it
Let's do it
Let's fall in love

Cold cape cod clams
'gainst their wish do it
Even lazy jelly fish do it
Let's do it
Let's fall in love

Electric eels i might add do it
Though it shocks'em i know
Why ask if shad do it
Waiter bring me shad roe

In the shallow shoals english soles do it
Goldfish in privacy of bowls do it
Let's do it
We'll do it
Let's do it
Let's fall in love

04.12.2008

Eli, Eli, Lema Sabachthani ?

Les images malades, il y a encore la musique. Le cinéma.
De belles images malades ici en tout cas. Tamura Masaki : Ogawa Shinsuke, etc. Et puis Aoyama.

Attendre la fin comme Asano, une pièce bleue, Nancy Sinatra, The End. Chacun, libre de choisir. Quelque chose d'évident. Un Nat King Cole. Plutôt Billie Holiday, car, peut-être au delà de toutes les angoisses possibles. On passe. Des pendus sur les lignes électriques. La beauté du monde inscrite dans l'horreur, beauté amante du désespoir.

Face à la mort : créer. On ne sait pas trop pourquoi. Mais le faire, malgré tout. Après exactement tout.
Cette phrase de Beckett : "l'expression du fait qu'il n'y a rien à exprimer, rien avec quoi exprimer, rien à partir de quoi exprimer, aucun pouvoir d'exprimer, aucun désir d'exprimer, et, tout à la fois, l'obligation d'exprimer."
Lorsque son ami meurt. Enregistrer sa crémation.
Sourire au soleil, sourire face à l'univers. Le poète saoûl n'a plus plus rien ni personne à engueuler.

Havre de paix. La musique. Le salon de musique. Piano Theme 1. Elle soigne. Elle doit soigner Godard. La musique de Godard me soigne aussi. Je ne comprends plus certains de ses films. Tant pis. Comme ici, on s'en fout, quelle histoire. Il nous reste Alexander Knaifel dans l'oreille, par exemple. Mariko Okada soigne elle aussi. Je les veux bien toutes, ou alors s'il fallait choisir, Kyo Machiko, en grand mère maternante. Elle l'est déjà, quelque part dans mes limbes cinéphiles. Mais la voir au moins une fois, mon dieu. Avant qu'elle ne parte. Pourquoi, je n'en sais rien.

Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m'as-tu abandonné ?
Le salut est loin de moi,
loin des mots que je rugis.

Mon Dieu, j'appelle tout le jour,
et tu ne réponds pas ;
même la nuit,
je n'ai pas de repos.

08.09.2008

Billie Holiday et John Coltrane

Lu récemment l'autobiographie de Billie Holiday Lady sings the blues éditée chez Parenthèses. Trouvé ailleurs un très bon site avec les paroles de ses chansons. Sa vie a été horrible du début à la fin, cela elle nous l'explique avec ses mots et la traduction rend assez bien le langage qu'elle pouvait avoir et l'état d'esprit dans lequel elle a été toute sa vie. Quant à ses interprétations, impossible de les qualifier tant elles dépassent l'entendement humain, indispensable soutien les jours de peine ou compagne aimante les jours de joie.

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Commencé ensuite la non moins excellente biographie signée Lewis Porter de John Coltrane chez Outre Mesure. En suis à ses débuts, vie difficile, autodestructrice, ses influences... Tout cela donne envie d'écouter et réécouter Coltrane et ses inspirateurs, de Charlie Parker, Coleman Hawkins à Lester Young, "Pres" dont j'adore la sonorité. Très content en tout cas de toutes ces traductions.

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