02.06.2008

Paresse

Quelle paresse, ce n'est pas possible !

Alors on va réduire au minimum ces jours à quelques traits marquants. Non pas Pluie Noire, non pas Chien enragé, non pas La Cérémonie (vu  Iron man !) non pas Les Tueuses, non pas non plus L'Ile Nue, franchement presque, on s'en tape. Un peu consensuel ces choix mais jamais content aussi faut dire. Haneda, d'accord, on connait pas, revoir Enjo avec Raizo d'accord, et puis quoi. Les films ne passent qu'une fois. Tant pis. Copies neuves. Quand on pense que Madame Kawakita est l'une des fondatrices de l'ATG (EEEE !!! La Toho aussi). Curieux aussi finalement la relative invisibilité de Hiroko tout en haut, Madame Govaers, personnage il faut bien le dire dans la lignée des Eisner et Meerson tout de même. Quelques textes et puis une petite ligne pour la rétro Masumura. Fertig. Ca viendra un jour, sans doute, ou pas tant pis. Et puis elle n'était que discrétion. Quand tu vois la gueule de ses programmations. Accroches-toi. Tout y est. Elle avait le "monopole du cinéma japonais". Soit. Mais elle ne sait jamais contentée de passer que des classiques, que du convenu. Il y avait aussi un geste, de la vie. Rentres dans ce hall un jour de cocktail ou un autre peu importe et dis moi où tu vois la vie. Ca pue la mort. Il faudrait quelques boules puantes zohiloffiennes, des tartes à la crême belge, un retour à la foire foireuse des premiers temps, une histoire de la permanente au cinéma. Problème général. Mais comment auraient-ils pu faire autrement, que cette chose monolithique, ce mausolée, ce centre des impôts, ce centre de gestion des Cashiers du cinéma de qualité nouvelle vague, vagues administrations, typiquement si, si, tant, tant, françaises ? La vie est malheureusement souvent ailleurs que là-bas. Ceci dit, Averty (pas vu), Lanternes (sublime), Free Adachi, Beauvialat (live), Friedkin (live), Monicelli (séquence sur scène + dans film) etc., quelques beaux restes, miettes, poussières de rêve. Et quelques dames qui veillent sur les hauteurs.
 
Toujours bon sang en train de râler jamais content miladiouma !


Positive thinking bordel. Et paresse. Bureaucratôse subaigüe, traitement de fond régressif antinippomonomaniaque.

Alors Semi-Pro pas mal si t'aimes Will Ferrell, Oh Jeff Bridges dans Iron Man magnifique coupe de barbe et les vilains nafghans tout poilus quand on pense à ce pays magnifique et aux documentaires par exemple de Tsuchimoto Afghan Spring (vas trouver ça, prêt sur demande) aux photos de l'Encyclopédie de province Le Million qui nous faisaient rêver gamin ça a une autre gueule que ce qui nous est dépeint, enfin, le film est réussi pour ce qu'il est, de l'action des explosions du métal doré, - vu aussi : Riusciranno i nostri eroi a ritrovare l'amico misteriosamente scomparso in Africa ?, le doublage de Blier père intéressant en italien, Sordi quel bel acteur dans son ensemble colonial, certaines scènes sont drôles et émouvantes comme celle où il se rappelle de son existence morne en Italie le jeu où ils doivent deviner un mot qui a un rapport avec le précédent un peu comme dans cette chanson enfantine trois p'tits chats, chapeau d'paille, paillasson, somnambule, bulletin, tintamarre, marabout, bout d'cigare, Darjeeling, Oh ! Natalie Portman à l'hôtel ! Mon Dieu ! Accoudée à ce meuble ! Sinon suis fais poliment chier comme un bobo du Quai de la loire ou Quai de la Seine ok miroir camembert gong. Et puis un Ivan Reitman cuvée 1979 arrêtes de ramer t'es sur le sable the meatballs bien pourrie refourgable à peine à une fan de Bill Murray-qui-tape-sa-femme qui,  la pauvre, la fan, aime aussi Noir Désir.

Etrangement avec Gamani à côté pas envie d'écouter du brutal du libéré du qui part dans tous les sens. Mais plutôt de la musique d'ambiance pas du Aimable mais un truc plus loungee loungee des familles. Harold Budd celui du Max de fun radio. Ravi Shankar. Et le son du sarod - c'est quoi un sarod ? - de Amjad Ali Khan. C'est gratuit. Ca se trouve en bibliothèque de la ville de Paris. Vive les discothèques de la ville de Paris, sauf pour les disques BYG, car c'est la misère y'en a presque aucun.

Black is beautiful. The Great Black Music.

Pourquoi pas un jour dédié à Saint John Coltrane, un colloque sur l'Art Ensemble of Chicago, sur Clifford Thornton, Enrico Macias Mireille Matthieu Barbelivien ? Non rien. Ou alors une rétro Billie Holiday. Merde elle a fait que la boniche, c'est vraiment atroce. Revoir Hallelujah pour voir à côté de quoi on est passés. Archie Shepp est vivant. Nous on avait Pascal Sevran la petite b. Tu imagines un peu la Chance au Free Jazz, ou la Chance au hip-hop français, ou la Chance à la harsh noise ?

Tentative par ailleurs de déposséder. Donner à tout va. Se débarrasser. Des livres lus et à peine lus. Ne garder que le rigoureusement indispensable. Diderot. Montaigne. Marc Aurèle. Revendre aussi sur Internet. Qu'est-ce que c'est chiant préparer ses mises en vente et ses enveloppes à bulle pour des prix dérisoires. Alors donnons aux bibliothèques de la ville de Paris !


- Acceptez-vous les dons ?
- Oui. Des livres neufs. On ne vous promet pas que les livres seront en rayon. Le bibliothécaire fera son choix.

Vu le fonds des fois faut ptet l'aider le bibbiotékaire. Ils ne sont pas tous comme ça, hargneux secs. Les préférées, ce sont les petites vieilles dépressives, toutes sympathiques avec leurs cachets dans le tiroir, leur pendentif en argent et leur timidité. Y'a des viragos acariâtres, certes, mais celles là, oh ! Aussi ! ont leur charme, le charme peut-être de ces 33 tonnes solitaires en bordure de capitale attendant leur maître partis aux putes.

Quelle vulgarité !

A ce propos, on recherche activement non pas un film classique d'Anna Magnani ni une masterpiece d'Abel Ferrara mais Le Pétomane de Pasquale Festa Campanile, Petomane, Il (1983) ... aka Petomaniac (International: English title). Plot Keywords : Fart. User Comments: The real story of a French man who was able to control his own farts. Ugo Tognazzi     ...     Joseph Pujol ; Mariangela Melato    ...     Catherine  ; Vittorio Caprioli    ...     Pitalugue. La France pays de Joseph Pujol ! Italie celui de Tognazzi. Oh ! Le passage éclair dans l'Harem (1967) !

Aucune image aujourd'hui, c'est la grève ! Trop long à faire ! Paresse, enfin quoi !

26.05.2008

Sean Penn

"Et puis il y a un snobisme qui voudrait qu'une comédie ne peut pas être un grand film. Mais c'est faux : il y a aujourd'hui une floraisons de comédies incroyables, aux Etats-Unis du moins. Ça m'aurait plu de découvrir ce que ce genre produit dans le reste du monde." Senn Penn, dans un entretien au Monde. 

21.05.2008

Extrême poésie du corps

En revoyant des films burlesques notamment ceux de Harold Lloyd, j'ai tout de suite pensé à ses éventuels héritiers actuels. Parmi eux Jackie Chan, qui si il n'est pas tout le temps comique, est capable de prouesses qui dépassent de loin tout ce qu'on peut faire avec un corps à l'écran. Il y a une telle intelligence et une telle maîtrise que cela mériterait de nombreuses thèses à l'université, d'études savantes et de non moins savantes rétrospectives. Ca nous changerait du cinéma merdique à la française et cela ferait du bien à tous ceux qui vont demander dans quelques années des subventions, les inviterait à s'ouvrir un peu l'esprit.



Encore plus méconnus des universités, écoles de cinéma, préparant nos talents de demain, -Sammo Hung, vénéré par Jean, on le comprend,- devrait être montré, invité à la Fémis (un double programme avec une belle affiche : Sammo "Fatty" Hung Vs. Vincent "Soporifik" Dieutre). Il rajoute à ses exploits une contrainte de plus, son gros bide, ce qui le rend encore plus attachant et d'autant plus admirable. 



Le troisième, c'est Yuen Biao, autre poète du corps, encore moins connu et compère des deux premiers à leurs débuts.

Ils ont de plus des coupes de cheveux magnifiques à l'image de Sammo. Manque plus que Schubert et on s'intègre à Point Ligne Plan.

06.05.2008

Trique et trique conseil

J'ai pas été un fan de Vandel, plutôt de Baer et du Centre de Visionnage grands moments dada de télé, mais ce matin j'ai pensé à lui en voyant cet inscription sur une estafette en allant au boulot. Blague ou pas ce slogan pour cette curieuse agence de conseil, m'a fait rire (ben oui et vu le reste du boulevard périphérique ça fait pas de mal).

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Sinon, Anego est montée en grade aujourd'hui.
Qu'est-ce que ça va donner ?
Je me demande si elle va saigner quelques oyabuns... ou les empoisonner.
 
 
 
 

Namu et petit Namu sont rentrés. Retour à un peu de stabilité sur cette vieille planète absurde. Yatta !

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02.05.2008

GTA4 II

Beau, bien scénarisé pour un JV, GTA4 est aussi très violent. On s'en prend plein la gueule et on en met une nouvelle fois plein la gueule. On a envie de vomir souvent atteignant nos limites. Mais on continue.

 




Les musiques sur San Andréas étaient géniales, passant d'un genre à l'autre, du rock au rap, et funk. Là, la première surprise en attendant les autres, fut de découvrir une radio jazz, avec John Coltrane, The Jazz Messengers. Y'a des aussi des classiques du hip-hop et du ragga dancehall, et de la musique traditionnelle (serbe?) Moins intéressant que dans San Andreas la radio reggae, où l'on ne retrouve que du Bob Tuff Gong.

Cinématographiquement, j'ai tout de suite pensé à The French Connection de Friedkin. Sous le métro, à fond en bagnole, même adrénaline. Côté mafia, les Scorsese, Friedkin encore pour la cruauté. De Palma pour la coke. La scie m'a fait pensé à une scène de Donnie Brasco de Mike Newell. Et côté ambiance mafia de l'est, le Little Odessa de James Gray. Errance dans la ville de New-York encore en pensant à The Warriors de Walter Hill.

The French Connection (1971) de William Friedkin

Donnie Brasco (1997) de Mike Newell

Little Odessa (1994) de James Gray

The Warriors (1979) de Walter Hill 

28.04.2008

Call of Duty 4

 

 

J'ai peur des papillons.
La boucherie humaine.

Tout ce qu'on aimerait surtout ne pas vivre, disons l'Enfer sur terre, l'Irak ou quelque chose dans le genre, on en jouit, très peu coupables, sur un écran, représentée, -l'horreur- avec prolongement du corps dans une manette (sans fil). Morts toutes les minutes et renaissants sans cesse. Hors de ce monde.

Ils bougent, petits chevaux rouges.

De mieux en mieux.
Excitation. Palper la mort, les balles de façon très confortable.
Voyager crever vivre sur place. Avec des crèmes au chocolat. Et l'on peut dormir tranquilles.

Loin des bombardements. 

Vous aviez les paupières froissées.
Et ça n'avait d'importance pour personne au monde.

26.04.2008

Agenda II

Lanternes et Adachi.
Sublimes.
Le matin Dewey Redman.
Tarik.
Demain :
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Les personnages, les situations et les paysages de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec un Michel Delpech, des situations, ou des paysages existants ne saurait être que fortuite.

24.04.2008

Agenda

Obligé d'écouter du Michel Delpech ce matin en buvant le café. Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?

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Hier, La Cape rouge de Satsuo Yamamoto à la Cinémathèque.

La parole aux habitués : "je cherchais un équivalent. J'ai pensé à Max Pécas. En fait ça ressemble plutôt à du Berthomieu."

J'ai pensé à Bourvil. Acteurs à gueule. Qui est celui à la gueule de cheval  ? Que l'on voit aussi dans les Kawashima, non ?

Tout est dit. Mais il ne faudrait pas rester sur La Cape Rouge, hein. Satsuo Yamamoto est beaucoup, beaucoup plus intéressant dans La Grande Tour Blanche (1966), petit chef d'oeuvre sur l'arrivisme ayant pour décor une clinique d'Osaka et pour personnage principal, un jeune docteur interprété par Jiro Tamiya, médecin brillant, mais trop sûr de lui...  Grande période de La Daiei, décidemment.

 

Demain Ryakushô renzoku shasatsuma aka Serial Killer (1969) de Masao Adachi à la Cinémathèque.

Quelqu'un programmera-t-il  son dernier film en France, Yûheisha - terorisuto aka Terroriste (2007) ? 3.5/10 sur L'IMDB. J'aimerai bien le voir en tout cas.

Nicole ?

 

Après demain, 26 avril, après-midi conférence débat autour de Kijû Yoshida et Mariko Okada de 14h30 à 18h30 à BeauBourg et de nombreux intervenants polyinstrumentistes des Cahiers f du Cinéma dont Stéphane Bouquet, Jean-Michel Frodon, Noël Simsolo. Et Charles Tesson. Et Jean Douchet. Mais surtout, Mathieu Capel, spécialiste du cinéma japonais et de Kijû Yoshida.

Ca tombe mal, je ne suis pas là ce samedi.

21.04.2008

GTA4

 
La semaine prochaine sort GTA4,
cette bombe, suite de la série de ce jeu barbare et beau
qui tient en haleine souvent jusqu'à l'aube... 
 
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Il y a une interview de Dan Houser de Rockstar
sur le blog de Variety, ici

17.04.2008

Kijû Yoshida et Mariko Okada

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