28.11.2008

Moriyama Kaiji

Grand merci à Nathako pour m'avoir évité de passer à côté de cet événement !

Ce soir, demain : Kaiji Moriyama !

13.11.2008

Merzbow aux Instants chavirés

Merzbow à Montreuil le 12.11.2008. Il était aux côtés du guitariste Richard Pinhas.

Ca s'est passé aux Instants Chavirés.

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11.11.2008

Japanoise

Quelques photos prises cette année de musiciens en attendant la venue du pape Merzbow ce mercredi. On a le choix entre The Ex et le maître, le même jour. Pas si pourri Paris. Y'a bon.

KK Null nous a bien explosé, nettoyé les oreilles avec ses murs sonores avant sa prestation à Radio France. C'était au mois de mars. Keiji Haino nous a torché la tronche commençant par des borborygmes tribaux pour finir en hurlements en faveur de je ne sais qui à faire fuire les foulards Hermès de Beaubourg. Du grand art, surtout après la soupe grumeleuse pop world qu'on s'était tapé avant. Le premier mec du carrousel était marrant quand même avec ses capteurs qui marchaient pas tout le temps, son mac qui a planté quand il a fait une roulade dessus. Certains ont pensé au Big Deal, à Lagaf' en voyant sa prestation, et ses invits au public c'était drôle la comparaison. C'était fin octobre.

KK Null aux Instants Chavirés

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Keiji Haino à Beaubourg

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29.10.2008

Le Krishna Bhavan

Je vais dans le quartier indien, sri-lankais près de la gare du Nord. Et teste des restaurants, entre deux passages dans la cour des miracles,  dont je m'echappe par le bus. L'autre fois je suis rentré dans un restaurant végétarien bien que n'ayant pas adopté ce régime alimentaire que ne comprends d'ailleurs pas du tout B. Le restaurant s'appelle Le Krishna Bhavan. L'accueil est délicieux comme la cuisine et la déco. Leur site est sympathique lui aussi ils expliquent notamment d'où vient leur cuisine :

"De l'état du Tamil Nadou. Il est situé sur la côte orientale de l'Inde. Baigné par les eaux du Golfe du Bengale, cet état a les plus anciens et les plus célèbres des temples hindous. Tout dans l'art et dans la culture de cette région est antique, richement orné, multiple et dravidien. Chennai, le véritable nom de Madras, est appelée La Porte de l’Inde du Sud, c’est la capitale de cet état. C'est la ville des précieux saris en soie kanjeevaram et le haut lieu de la gastronomie de L’Inde du Sud - Dosas, Idlis, uthappams, vadas et les nombreux sambhars."

J'ai pris pour ma part le Le Thaali, le plat national. Pour 8 euros on a : "un plateau de riz, servi avec 5 curris, un bouillon Rasam, une soupe Sambhar, une grande chips Papadam, une salade/yaourt Raita et un dessert manioc/coco, le Payasam."

Mélange d'épices inconnues associées à des légumes variés : expérience nouvelle, toujours réjouïssante. J'ai retenu tout particulièrement le curry d'aubergines, une merveille, ça vous relève le palais que vous vous pouvez adoucir tranquillement avec du riz parfumé et/ou un lassi. Le bonheur.

Merci à eux pour ce moment...
"La nourriture est divine" : on est d'accord.

20.10.2008

Rouen

A Rouen, ce week-end. A force de lire Maupassant, envie d'aller en Normandie. Rouen, c'était la pluie et l'ennui assuré à ce qu'on me faisait sentir, micro-climat, crachin, gens pas terribles. Passé Mantes la Jolie, alors qu'il faisait beau, un brouillard épais nous enveloppe. Et puis, arrivé là-bas, ça caille sec, mais du soleil. Gens charmants, ville très belle dans le centre, pas trop de touristes, hormis nous et des touristes du Kansaï bien évidemment. Ils sont partout. Elles sont partout plutôt, ces vieilles, bob vissés sur les cheveux teintés et grandes lunettes à l’américaine, teintées, elles aussi, les lunettes.

Une magnifique cathédrale, un déjeuner en terrasse les deux jours en pleine lumière, une nourriture revigorante et du calme. Rouen, tu verras, c'est dans une cuvette qu'ils me disaient, y'a de la pollution ! Et rien, enfin moins tout du moins, mes sinus sourient de retrouver un peu d'air frais au bord d'une Seine plus saine.

J'y allais à dire le vrai pour le musée des Beaux-Arts. A force évidemment de passer son énergie au milieu des vedettes du pourtour de la périphérie de l'ornière du cinéma, à force de croiser ceux qui se croient être le centre d'un monde créatif et artistique hors du temps surplombant la planète entière, là où poésie rime la plupart du temps avec bureaucratie, et bien conséquence, le cinéma on s'en fout presque, on s'en dégoute, on s'en tape et on prend des vacances. A une heure d'ici. Bien loin, très loin de Paris.

Et donc, échappatoire comme une autre, on ne vit plus avec les films, avec le sourire et les gestes délicats des actrices, mais progressivement avec les tableaux, leur lumière, d’autres visages, d’autres courbes, d’autres rondeurs, d’autres paysages. Ils nous accompagne alors comme des amis. Le musée : calme, pas comme à Paris, il n’y a presque personne. Monet et ses cathédrales, la superbe vue de Rouen, un magnifique Pissarro qui me suit ces jours-çi Vue des Tuileries sous la neige, un Lemaître (peintre de Rouen), des Sisley, Pinchon un ami de Maupassant, un Caravage, un Vélasquez, des Modigliani, un Kupka,… ce tableau bizarre Les énervés de Jumièges de Evariste Vital Luminais. Et des Corot, sombres et lumineux sous-bois, humides, beaux et froids (dont je ne mettrais aucune illustration, car ça ne donne absolument rien, comme les Monet). Une femme séduisante : c’est un Ingres ; et une statue de Bacchante très aguicheuse de James Pradier. Les dames, leurs formes, la hanche fine, la cheville souple...

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Et puis, par hasard, le lendemaine au Musée Jeanne d’arc, sorte de disneyland historique du pauvre même si les mecs doivent se faire du fric ils font pas la poussière, ni chassent les toiles d’araignées, l’affiche de Jean-Adrien Mercier, sans doute l’originale de la Passion de Jeanne d'arc de Dreyer, Falconetti perdue éperdue là au milieu d'une quinzaine vues présentant la vie de la pucelle, des affiches sans intérêt et des commentaires biniolesques semble-t-il hérités de l'ORTF. Vestiges de cinéma.

22:07 Publié dans 日記 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musée

16.10.2008

Milan

"Sans indiscrétion, tu étais en mission ?" me demanda la jeune femme.

De retour d'Italie, vu des Méliès à la Cinémathèque de Milan. J'adore leur façon de veiller sur leurs trésors. Avec la nonchalance d'antan. Il devait faire la même chose au Musée du cinéma. Ils semblent presque respecter la noblesse du vol. On dirait qu'ils comprennent, qu'ils seraient presque heureux qu'on leur dérobe quelque chose, vu la façon qu'à la gardienne de s'absenter. Ca m'a rappelé un peu Naples. Ils mettaient  des gardes et des caméras dans les salles vides et aucun appareil ni gardes dans les salles pleines. Bon d'accord en France c'est la même chose, sauf qu'on est plus aigris.

Elle paye pas de mine cette cinémathèque et pourtant il y a quelques petits trésors, des appareils, lanternes magiques, des affiches, affiche de Leymarie pour Charlot, affiche danoise de Harold Lloyd, la Mucha avec la très belle muse, des storyboard de Meerson je crois, de Ken Adam pour Dr Folamour, un dessin de Prévert, de magnifiques tableaux de la Bertini l'une des muses de Maître Henri, des Barrères, pas mal d'affiches françaises finalement.

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La famille Comencini règne sur ce petit monde. Elle s'appelle Gianni Comencini, cette cineteca. Il y a Luisa et Cristina dans le conseil d'administration. Comme en France, quoi, papy, le fiston et ses fifilles. J'avais vu le film de l'une d'entre elles, -épouvantable.

Ce petit musée se trouve au fond d'un parc. La Cinémathèque ne vaut pas celle de Bologne, ni celle de Turin. Mais elle résiste dans le désert culturel berlusconien. Turin, Milan, en général, les gens n'aiment pas ces villes. Et pourtant, elles ont toutes leurs charmes, même ces cités grises, industrielles.


Les fettucine aux cèpes ont dû aidé, cette sauce aux pruneaux, aussi, ainsi que cet étrange Mont-Blanc avec cette liqueur - ils mettent toujours des liqueurs dans les gâteaux nos cousins- ont dû aidé. Et le café ! Mon Dieu ! Le Café ! Le tram  qui nous trimballe est beau, un peu vieux, des boiseries bien cirées à l'intérieur.

La Pinacoteca de Brera. Pas pu y aller, pas le temps. Mais je me suis rattrapé hier en allant voir les sublimes Mantegna au Louvre. Et la très douce Justine de Padoue, divine.

30.09.2008

Wojciech Fangor

Ce qu'il y a de bien avec les affichistes polonais, c'est que quand on commence à s'y intéresser on a l'impression qu'il n'y a plus de limites... Ils sont tellement nombreux à avoir travailler dans ce domaine et à avoir produit des choses originales. Ils sont des centaines !

Je ne sais pas trop comment décrire les oeuvres graphiques, n'étant pas brillant spécialiste en la matière. Aussi je me contente de biographies (traduites paresseusement de sites en anglais) et d'ajouter des images. J'ai rajouté d'ailleurs à ce propos des liens dans la section Copinage.

Aujourd'hui : Wojciech Fangor. Peintre, graphiste, sculpteur, il est né en 1922 en Pologne. Il est le cofondateur de l’école d’affiche polonaise. Il a étudié la peinture sous l’égide de Tadeusz Pruszkowski et Felicjan Szczesny-Kowarski durant la seconde guerre mondiale. Il a été diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie en 1946. Impliqué dans le courant du réalisme socialiste, il a peint de nombreuses œuvres de ce type ainsi que des affiches. Dans la seconde moitié des années 50, il a commencé à produire des peintures abstraites.

Il y a une bio plus complète ici en anglais, avec un aperçu d'une de ses installations.

Quelques exemples de ses oeuvres, pour le cinéma :


Noc Nad Pacyfikiem (1960) pour le film The High and the Mighty (1954) de William A. Wellman

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Silniejsi od nocy (1959) pour le film Starker als die Nacht (1954) de Dudow Slatan

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29.09.2008

Andrzej Pagowski

Andrzej Pagowski est né en 1953 à Varsovie. Il est diplômé de l’université des Beaux-Arts de Poznan. Il a travaillé dans le domaine de l’affiche, de la publicité, de l’illustration et de la caricature satirique. Il a collaboré depuis 1972 à de nombreux magazines. En 1992, il est devenu directeur artistique de l’édition polonaise de Playboy. En 1990, il a créé son propre studio graphique. Il a reçu le prix annuel de Hollywood Reporters en 1986 pour ses affiches de films. Il a même un site officiel.

Deux exemples de son travail pour le cinéma ci-dessous, dont j'aime bien l'humour et le trait, l'écriture et l'utilisation réduite mais efficace des couleurs. Pas vu les films...

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Sztuka kochania (1989) de Jacek Bromski

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Alchemik (1989) de Jacek Koprowicz

19.09.2008

Mauvaise nouvelle

Mauvaise nouvelle, Jun Ichikawa est mort (1948-2008). J'aimais bien ce réalisateur. On avait pu le voir l'année dernière à Kinotayo pour How to Become Myself. Sa filmographie est évidemment largement méconnue en France. Il y a une news sur Variety Asia.

En guise d'hommage, je vais réécouter la musique de Tony Takitani

14.09.2008

Franciszek Starowieyski

Un autre affichiste de la grande école graphique polonaise, Franciszek Starowieyski (né en 1930) à l'univers personnel terrifiant, bestiaire horrible, insectes, squelettes, os, crânes... On lui doit pas mal de choses étonnantes pour le cinéma, comme Mademoiselle (1966) de Richardson, Le Charme discret de la bourgeoisie (1972) de Bunuel ou encore La Clepsydre (1973). On imagine le malaise ressenti face à ces choses là dans la rue.

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