25.02.2009

Tokyo Sonata

Dans le dernier Kiyoshi Kurosawa, Tokyo Sonata, beaucoup de choses me plaisent. On a l'impression de l'avoir retrouvé.

Kiyoshi_Kurosawa_pola.jpg

Le quadrillage des choses au départ. Dans la pièce. Dans sa disposition. Certains visages sont rayés par un escalier, une étagère.
Il y a une reproduction d'un Mondrian sur le mur, non ?

La lumière. Mais la lumière m'obsède depuis longtemps le cinéma japonais.
Je me demandais quelle est la formation de la personne qui s'en occupe. Comment cela s'apprend ? Si elle vient des grands studios, si elle a appris toute seule, si il y a toujours cet apprentissage, par l'assistanat, qui s'en occupe, qu'est-ce qu'ils apprennent ?

Il y a cette scène près de la mer. Avec cette jetée. Comme dans Loft. On va partir.
Loft, dont les plans sur l'herbe au départ fascinent. Renoir. Le dernier Nakagawa. Des tableaux, la nature qui s'anime.

L'horreur. Celle de la vie quotidienne. De la routine morte. De la famille explosée. Du monde putréfié dans ses habitudes. Les fantômes ne sont plus des apparitions. Ils vivent. Un semblant de vie. Se cachent. Cachent leur vie. Et puis cette scène de l'escalier. Cela fait très peur.

"Le Japon, la société la plus hypocrite du monde."
C'est Donald Richie qui disait cela je crois.

Merci à Yamaha sur l'affiche. C'est comme Dolce Gabana sur le slip dans Gomorrha.

Ses scénarios paraissent toujours bâclés. Parce qu'ils s'en fichent. Ecole Hasumi ? Parce qu'ils ne savent pas faire ? Parce qu'ils n'ont pas le temps ? Peut-être pour aller contre un truc trop huilé, trop remarquable comme aux States. Je ne sais pas.

La passion. Dans le sens du truc qu'on fait sans qu'on sache véritablement pourquoi on le fait. Et qu'on fait, quand même. Malgré tout.
La musique. Passion, comme une autre. La cuisine. Le bricolage. Un fil infime qui nous tient hors du courant.

Et cette scène aérienne sur la fin.

Ce que j'aime par dessus tout et qui m'obsède comme le vent dans les herbes dans Loft. C'est cette petite chose : le souffle dans les rideaux, baignant dans la lumière. Quant à savoir pourquoi.

Il soigne son final. Comme s'il s'en voulait un peu d'avoir torcher d'autres parties. Le piano, son utilisation si pénible dans beaucoup d'autres films, se ressource. Ca a marché avec moi en tout cas. Et avec vous ?

Commentaires

Très hâte de le voir :-)

Ecrit par : Nathako | 26.02.2009

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