03.02.2009
Rock'n'roll
Ca fait des mois qu'on sait qu'il vient et les personnes qui auraient pu organiser un concert n'ont rien foutu. Pourquoi, mystère. Réseau pourri.
Masaya Nakahara, musicien bruitiste (Violent Onsen Geisha, Hair Stylistics), écrivain (Prix des Deux Magots Japon - Et oui) et critique de cinéma, en plus, est là. A Paris. Il part samedi.
Il présentait ses livres et sa musique dans un café vendredi dernier. La traductrice était apparemment limite. Poverina.
En entendant les questions de Gester Julien (il n'avait pas pu lire les livres, ne parlant pas japonais, y'a qu'en France qu'on fait ça?), j'ai tout de suite pensé à la phrase de Bukowski.
An intellectual is a man who says a simple thing in a difficult way. An artist is a man who says a difficult thing in a simple way.
Et oui, je pense à des phrases. Là, je l'ai mise en anglais, ça fait plus classe.
Faut toujours qu'ils compliquent les choses, ces gens-là, qu'ils alambiquent. Pour presque rien. Car on prend rarement de la hauteur. Si une fois, je me suis dit qu'il allait y s'en sortir.
Le meilleur moment critique fut : "La semaine dernière j'étais à San Francisco." On aurait dit du Sergio, ça. La puissance critique se détermine au décalage horaire. Manquait plus que le nombre d'étages de l'hôtel. 1H30 de questions. J'ai bien cru que j'allais y passer. La délicieuse vinasse m'a divinement détendu. Je sais pas dessiner mais je me faisais tellement chier que j'ai griffonné. Un truc sur la critique de cinéma à la française. L'important c'est la pose des mains autour de la tête. Pour signifier à tout le monde que tu penses.

Il vient des Inrocks. Le truc du rock'n'roll.
Le pola de Masaya que vous pouvez voir plus bas me fait penser à ce qu'on a, nous, en France de plus rock'n'roll et de critique de plus déviant., acerbe, intelligent. Serge Kaganski. Le mec connu pour sa charge sur Amélie (la prise de risque extrême) et dont le torchon encense des punks comme les Frères Larrieu. Ah, ah, c'est trop génial les Larrieu. Il devrait plutôt appliquer leur politique de merde putride des auteurs à quelqu'un comme Jeunet. A mon avis. Quand on voit sa filmo. Ca pourrait peut-être le sauver aussi des griffes de Tautou et le faire revenir à la raison.
Je vais pas mettre la photo du Serge parce qu'il est trop laid. Trop rauque & râle ! "En trois mouvements crescendo, les méandres de la vie d'un homme et d'une femme. Modeste et bouleversant." Morain, à propos de Un homme un vrai. Allez voir ce film. On en reparle.
Bon vous voyez les faits sont là quand même, regardez la gueule de Masaya... Faut pas juger à la tête. Mais là quand même.

Quant à Julien G., j'ai appris qu'il a que 23 ans et il a un peu la gueule de Ian Curtis. Alors. C'est un des rares aussi à s'intéresser au cinéma japonais (il vient de Cinémasie le petit, il doit en avoir un peu honte là où il est arrivé maintenant, c'est comme les cinéastes japonais qui ont fait du cul qui passent à Cannes, on l'enlève de leur filmo, pas de pub, pas de cul, pas de télé, tout le monde doit être pur ici). Il est donc pardonné.
Enfin, In-rock, c'est peut-être "contraire au rock" que ça veut dire finalement. La couverture cette semaine. Ah oui. Brad Pitt.
De mon institutionnelle administration artistique qui rayonne sur le monde entier, je te souhaite bon courage mon petit avec tous les rockeurs des inrocks.
19:55 Publié dans 日記 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



Commentaires
Merci pour ce moment d'ironie assez acide! :)
Ecrit par : Martin | 10.02.2009
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