07.12.2008
Yamanaka Ozu
Projection d'un film de Yamanaka demain au Jeu de Paume dans le cadre de la carte blanche Aoyama. Kochiyama soshun (1936). Rareté.
Je pense à Ozu, à la guerre, guerre qui a tué Yamanaka, son ami. A qui il rendait hommage chaque année. La guerre, douloureusement, ce sont parmi les plus belles pages de ses carnets. Je ne résiste pas à citer, une nouvelle fois, l'une de ces petites merveilles.
"Si je meurs, me disais-je encore, avant de m'incinérer on ne prendra pas la peine de nettoyer mon corps crasseux, couvert de sueur et de poussière. Alors une fois que ma petite boite blanche sera à Tokyo, je souhaite qu'on la place directement sous le robinet et qu'on laisse longuement couler l'eau". Ozu, Carnets p. 212, 213.
Les Carnets d'Ozu édités chez Alive, sans doute épuisés, sont consultables à la Bibliothèque de la Cinémathèque Française.
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