29.07.2008

Brasier ardent

Retrouvé la pollution, le pollen, les bagnoles, les gens. La préfecture de police. Vu hier la fin du Père Serge de Protazanov, après un exil d’une semaine là où l’on voit les nuages. Le film est très beau. Mosjoukine se transforme, vieillit, se dessèche.

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Bach Film a la bonne idée d’éditer des films russes et soviétiques. Découvert ça par Kinoglaz.fr., austère site à la slave, mais d’une richesse ! Souvent les copies Bach sont dégueulasses. C’est de la numérisation de vhs dirait-on. Pour 5,50 euros on leur pardonne leur bonus texte, biographie écrite en rouge illisible (La Fin de St Pétersbourg), puisqu’on peut, veut voir les films, du moins consulter une version... ("je n'aimerais pas voir un film pour la première fois en video", ah, toi, ta gueule)

Film très beau et passionnant bonus ici. Il s’agit d’un documentaire sur le susmentionné Mosjoukine star du muet, depuis sa venue de Russie jusqu’à sa mort, phtysique, au début du parlant à Neuilly, grâce et disgrâce d’un comédien, entretemps adulé en France, avec des passages aux Etats-Unis et en Allemagne. Les archives qu’il a laissées, -elles ont été heureusement rapatriées par sa belle sœur à Moscou-, sont exceptionnelles et bien mises en valeur et l’on apprend énormément sur lui, notamment sur son passage chez Albatros. Il a un musée dans sa ville natale. Et oh ! On voit, la magnifique affiche du Brasier Ardent, de qui, j’en sais absolument rien (grands affichistes chez Albatros d’ailleurs, Bilinsky, etc). Mène l’enquête.

Lu, parcouru plutôt lors de mon exil des vieux restes de la bibliothèque classe moyenne. Les merveilleuses bibles Passek du Centre Pompidou, et puis tombé par hasard sur le vieux Christian Oddos sur le cinéma fantastique. Il trouve nul L’Exorciste de Friedkin et Les Diaboliques de Clouzot – quel con - et juge souvent à l’emporte-pièce. En dehors de cela, ces vieilles feuilles jaunies donnent envie de voir des films. Ils passent des Whale en ce moment. Quant à Christian, il aurait quitté le Futuroscope et fait du consulting...

Ce que j’aime Browning. Les voir sur grand écran.

Paris a beau être putain de polluée, y’a plus ces putains de mouches.

Kumashiro est un grand réalisateur. Désirs humides, quel titre ! Les voir sur grand écran. A ajouter aussi à notre filmographie, cycle imaginaire sur la prostitution. Histoire du Japon racontée par des prostituées : La Berceuse de la grande terre, Derrière le rideau de Fusuma, Senso daughters, Yokohama Mary, Les Femmes de la nuit, Karayuki-san, Zegen,…

La ligne 4. Chaude, puante, crasseuse.

La température assomme. Les clébards chient dans les pelouses ; un mioche avec une cape bavoir écrase sa banane trop mûre ; une vieille fait bronzer ses varices ; un mec fume un joint, un autre jongle ; un mère de famille quadragénaire fait du vélo avec sa fille ; le manège est passé de Isaac Hayes aux valses de Strauss ; les salariés achètent des glaces ; les pompiers fument ; j’ai du pollen de platane plein le nez.

Et puis vu L'homme qui rit de Paul Leni dans ce cher et tendre Blockhaus Kulturel.

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