07.07.2008

Zabriskie Point

zabriskie_point1.jpg
 

02.07.2008

Salariat de merde

Après 10 minutes de taf, je dis dix, mais c'est trois secondes qu'il faudrait dire, impression d'être comme sous cette viande sous-vide. Et apparemment, y'a des boulots bien pires, c'est toujours ce qu'on vous dit, y'en a qui rêverait d'être ici, - si ça existe, avec tous les charismatiques mollusques ordonnés en baronnie sur lesquels règne un bon gros burelain à bonne grosse gidouille : Sa Majesté Cholesterol Lexomil, Roi de Vieilbadernes, Pays des Songescreux.
 
Viandesousvide.jpg
 
Toujours. Vouloir. Ailleurs. Le problème, ce n'est pas eux ! Qu'ils restent et qu'ils se baffrent et qu'ils s'autocongratulent tous jusqu'au caveau ou qu'on les chargent avant d'une mission, d'un cabinet, d'un ministère ou d'une fondation.

Après une matinée comme celle là, brutale de bureaucratie et d'ennui, il faut se dévisser les oreilles avec des dissonnances de J.C.-D.C, se récurer la bouche avec une cuisine d'ailleurs et se dérouiller les yeux en allant dériver un peu loin à Saint-Ouen avec un parapluie, car c'est beau la porte de Saint-Ouen sous la pluie.
 
Essayer de sauver une heure de vie quotidienne. Et plus, peut-être, un beau jour, en allant contre le diktat de sa CSP qui nous invitent souvent à ne rien faire et toujours à râler. Ô salariat de merde et toi Rêve Carcasse Crevée, je vous déteste !
 
Je l'aurè 1 jour, je l'aurè !
Effikass et pa chèr c la maf ke j'préfr
C la maf !!!! Nikké 2 sa mehr !

21.06.2008

Promenade à Montmartre

Le studio 28 passait des films d'avant-garde. Il y a bien longtemps... La programmation est bien terne à présent.

Le musée de Montmartre est pas mal. Dommage : les oeuvres montrées dans leur expo permanente ne changent pas souvent. A voir, si on est en manque de Suzanne Valadon, La Goulue et autres Grille d'égoût... Les expo temporaires par contre donnent à voir de belles affiches-lithographies, de beaux tableaux, de belles gravures. En ce moment, il y en a une sur l'Absinthe. Fée verte que beaucoup de poètes et de peintres ont chanté. Pour les amateurs d'affiche de cinéma. Il y en a une très belle des prod. Pathé Frères.
 
Les-Victimes-de-l_Alcool.jpg



Pause ensuite dans le très calme parc du musée.

MusedeMontmartre.jpg


Il y a des expos expérimentales à l'extérieur aussi. Dans un autre genre. Plus contemporain.

Baignoire.jpg
 

Ca faisait longtemps que je cherchais la tombe d'un grand affichiste des débuts du cinéma Candido Aragonez de Faria, venu du Brésil et ayant fait de nombreuses lithographies. Justement pour Pathé. Il est mort, selon nos rares infos de surménage, dans son atelier. De Faria dont on peut voir généralement des affiches dans le musée de la Cinémathèque. Par exemple, la sublime Ecrin du Radjah.

ecrinradjah.jpg

 

Retrouvé la tombe. On m'avait dit qu'elle était belle. C'est vrai. la statue est envahie par le lierre. Il est là avec sa moustache et son chapeau, avec son fils Jacques. Jacques a lui aussi fait des affiches de cinéma. On peut voir l'un de ses tableaux (Vue de son atelier, qui devrait être celui de son père aussi rue de Steinkerque) au Musée. Elle est au début du Cimetière Saint-Vincent.
 
TombedeFaria.jpg
TombedeFaria_2.jpg

Il est un peu oublié des listes de "reposants". Son travail d'artisan laborieux et talentueux est à découvrir. Même si il y en a beaucoup d'autres, c'est sans doute l'un des plus intéressants de chez Pathé. Heureusement qu'ils signaient souvent leurs oeuvres chez Pathé, au contraire de chez Gaumont.

19.06.2008

Comfort women

Les films sur les prostituées me rendent triste. Certains sont sublimes.


J'adore Les Femmes de la nuit - Yoru no onnatachi (1948) de Mizoguchi, merveille de cruauté, de violence, de beauté, pauvres âmes errantes dans Osaka dévasté après-guerre. On connait l'histoire de Kenji, celle de sa soeur. J'adore La Berceuse de la Grande terre - Daichi no komoriuta (1976) de Masumura qui m'est apparu comme une sorte d'hommage en fin de course, retour à ses débuts, il l'assistait, à Mizoguchi -il y a d'ailleurs Kinuyo Tanaka dans un petit rôle- itinéraire d'une paysanne arrachée à sa terre et dévoyée dans un bordel sur une île et qui se révolte, avec des côtés Imamuriens pour le terroir, le Japon cru. J'aime moins Zegen (1987) de Imamura, bien paillard, bien vulgos, sur un tenancier patriote de maisons closes. J'adore par contre ses documentaires réalisés pour la T.V. comme Karayuki-san (1975), Japonaises traînées de force pour servir de putes en Chine pour l'armée impériale.

Comfortwoman_1.jpg
 
Je repensais à tout ça lorsque j'ai vu récemment le documentaire de Noriko Sekiguchi, Senso no onnatachi (1989), tombé lui aussi presque par hasard entre mes mains, portant sur les "Comfort Women" (euphémisme gerbant), prostituées de gré ou de force, venant de toute l'Asie et finissant dans un bordel, ici, en Papouasie Nouvelle Guinée, servant d'esclaves sexuelles aux militaires. Noriko Sekiguchi donne la parole aux témoins, notamment aux femmes du pays qui ont, elles aussi, ramassées, et essaie de retracer leur histoire, histoire rayée de la mémoire officielle.
 
Une image, une photo me hante. La photo d'une femme au fond d'une cale de navire. Là, reléguées comme des marchandises, là où, si le bateau coule, - ne pas en réchapper. La réalisatrice n'a apparemment pas fait beaucoup de films par la suite.

08.06.2008

JCVD

C'est une question de méthode !
 
Questiondemthode.jpg


«Pour sauver l'économie, il faut acheter, acheter n'importe quoi.» Général Eisenhower

Aux halles, on peut voir beaucoup de gens passer sacs à la main en faisant la gueule, avec leurs objets achetés. C'est comme à Noël, on achète en faisant la gueule. Noël toute l'année. On fait la gueule mais faut acheter bordel, pour remplir le vide de sa fin de semaine après avoir travailler comme des crétins pour acheter, acheter, n'importe quoi. Ca nous rassure. Ca calme nos angoisses. Ou alors autre solution, on peut aller au cinématographe débrancher et rendre son cerveau disponible.

Rebranché la télévision récemment, pour le football dopé et boire des bières devant. Terrible. Comment ne pas être tétanisé par la litanie de ces faits divers cruels et ces attentats qu'on énonce sans aucune profondeur, sans aucun recul, simplifier systématiquement la complexité des situations des hommes et du monde ? Quel intérêt, quelles conséquences ? On pourra se calmer avec les produits qu'on va nous proposer pendant les spots. Et pour ceux qui aiment le football dopé, les marques clignotent aux abords des stades.

Vendredi séance à 18 heures à l'UGC. En haut, les caisses ont disparu, remplacées par des machines. On devient son propre caissier.

Près de l'UGC, de quoi peut-on se nourrir ? Starbucks, Ben & Jerrys à proximité.
 
25 minutes de réclame avant le film. Ca compte quand même, avant 1H36. Au cinéma, on est totalement attentif, disposé à absorber le package qu'on va nous proposer. Ecran immense lumineux dans le noir.
 
"Pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible."
 
Au menu, Sony Ericsson, Oasis, SFR, Ben et Jerrys (on pourra y aller tout de suite après), Red Bull, Armée de terre, Bouygues... "On partage plus que du cinéma", - tu m'étonnes. Un mec remonte avec son pot en carton taille XXL de Coca.

JCVD, donc. Bon film. C'est un film français ? Tu veux dire qu'on peut encore faire des films comme ça ? Ca doit être belge, non, plutôt ou en partie ça peut pas être que français. JCVD s'était fait Ardissonner, on invite les ringards à la TV et on les allume et on les rebranche, il se fait Tarantinner maintenant, il devient cool après avoir été ringard. C'est cool d'en parler, ça doit être cool d'en faire des articles. Après il devrait soit rester cool, difficile, soit redescendre. Travolta, et surtout Pam Grier sont vite redescendus après leur nouvelle phase "in", non ?

Le film de Mabrouk El Mechri voue quoiqu'il en soit une grande admiration à son personnage. On le voit dans le regard qu'il lui porte et dans l'image qu'il renvoie. Il filme à la fois sa dimension pathétique, sa ruine, et sa grandeur, la grandeur du rêve qu'il a su lui procurer gamin. Trois scènes très fortes ressortent, scotchent, la scène du film d'action (HK, Direct To Video), la scène de la sortie de la banque avec les otages où, là, gros clin d'oeil. Inconsciemment : on attendait comme des cons de revoir ce geste. La délivrance. Et puis, il y aussi cette confession, la confession en plan séquence qui m'a fait pensé à Imamura, Ningen Johatsu (on voit le dispositif), ici élévation de l'homme, genre Tarko, Andrey Rublyov la caméra se lève soudainement dans les airs, Godard, Matsumoto. Ca a beaucoup de gueule, interrompre, faire une pause, prendre le temps d'expliquer, regard caméra.

Buriné. Fatigué. Mais beau le Van Damme. D'ailleurs, le réalisateur aime ses acteurs, tous ses acteurs ceux au premier et au second plan, il leur laisse une chance, les laisse vivre. Beaucoup sont intéressants, la chauffeuse de taxi, les deux gars du video-club, le commissaire, et les gangsters. Il y a notamment ce nerveux, Zinedine Soualem, le chef, sorte de Robert Duvall avec des cheveux, et un autre plus tendre (Karim Belkhadra) qui, comme un ado s'amuse avec son idole, prêt à tout pour défendre l'acteur, et au delà le geste, le rêve.

Puissant en terme d'action, de nerfs, de drame, de rides et de pleurs, de comédie, de rires, avec une forte dose de mise en scène, il y a un FILM là, à voir. Et sans aucun doute un REALISATEUR avec DES IDEES.



04.06.2008

Panneaux publicitaires

Il fut un temps où wah, wah, super, super, les poubelles, les déchets.

Poubelle1.jpg

 

On retrouve assez souvent la même chose Mc Do Quick 8x6 chipsters voilà où nous en sommes, nous, dans le métro, serfs volontaires. Voilà de quoi on se nourrit. Rarement de caviard.

La taille monumentale des panneaux publicitaires est fascinante dans ces galeries sous-terraines. On pourrait exposer de l'art, du graphisme, des citations de Diderot ou de Montaigne ou de Marc Aurèle, mais non. Les taggueurs s'en chargent dans l'urgence, les prennent d'assaut et calligraphient les cours d'anglais, devenez radin, succès garanti ou remboursé.

Les réclames pleines de couleurs photoshopées invitent aux croisières à s'offrir un nouveau mac pc imprimante gps archeos à s'acheter récemment des lentilles sponsors d'une quelconque équipe de France ou de toute à donner pour les lépreux, avant. Choix entre ça, rêves en plastique charité. Et la crasse le gris la poussière les souris les sièges chewinggumés du siècle dernier rails noircis par la pollution moisissures stalactites parfois magnifiques, les senteurs d'égoût, la puanteur des gens et la sueur de soi. Cocoonés par les grandes déesses bronzées maternantes galbées où pourrait donc bien fuir le regard ? Sans doute vers celui vitreux fatigué d'un autre employé faisant une pause dans sa lecture de Gala, Voici, Direct Soir, Public, Closer ou le Canard Enchaîné, nous renvoyant à notre propre image de déchets ambulants du salariat.

02.06.2008

Paresse

Quelle paresse, ce n'est pas possible !

Alors on va réduire au minimum ces jours à quelques traits marquants. Non pas Pluie Noire, non pas Chien enragé, non pas La Cérémonie (vu  Iron man !) non pas Les Tueuses, non pas non plus L'Ile Nue, franchement presque, on s'en tape. Un peu consensuel ces choix mais jamais content aussi faut dire. Haneda, d'accord, on connait pas, revoir Enjo avec Raizo d'accord, et puis quoi. Les films ne passent qu'une fois. Tant pis. Copies neuves. Quand on pense que Madame Kawakita est l'une des fondatrices de l'ATG (EEEE !!! La Toho aussi). Curieux aussi finalement la relative invisibilité de Hiroko tout en haut, Madame Govaers, personnage il faut bien le dire dans la lignée des Eisner et Meerson tout de même. Quelques textes et puis une petite ligne pour la rétro Masumura. Fertig. Ca viendra un jour, sans doute, ou pas tant pis. Et puis elle n'était que discrétion. Quand tu vois la gueule de ses programmations. Accroches-toi. Tout y est. Elle avait le "monopole du cinéma japonais". Soit. Mais elle ne sait jamais contentée de passer que des classiques, que du convenu. Il y avait aussi un geste, de la vie. Rentres dans ce hall un jour de cocktail ou un autre peu importe et dis moi où tu vois la vie. Ca pue la mort. Il faudrait quelques boules puantes zohiloffiennes, des tartes à la crême belge, un retour à la foire foireuse des premiers temps, une histoire de la permanente au cinéma. Problème général. Mais comment auraient-ils pu faire autrement, que cette chose monolithique, ce mausolée, ce centre des impôts, ce centre de gestion des Cashiers du cinéma de qualité nouvelle vague, vagues administrations, typiquement si, si, tant, tant, françaises ? La vie est malheureusement souvent ailleurs que là-bas. Ceci dit, Averty (pas vu), Lanternes (sublime), Free Adachi, Beauvialat (live), Friedkin (live), Monicelli (séquence sur scène + dans film) etc., quelques beaux restes, miettes, poussières de rêve. Et quelques dames qui veillent sur les hauteurs.
 
Toujours bon sang en train de râler jamais content miladiouma !


Positive thinking bordel. Et paresse. Bureaucratôse subaigüe, traitement de fond régressif antinippomonomaniaque.

Alors Semi-Pro pas mal si t'aimes Will Ferrell, Oh Jeff Bridges dans Iron Man magnifique coupe de barbe et les vilains nafghans tout poilus quand on pense à ce pays magnifique et aux documentaires par exemple de Tsuchimoto Afghan Spring (vas trouver ça, prêt sur demande) aux photos de l'Encyclopédie de province Le Million qui nous faisaient rêver gamin ça a une autre gueule que ce qui nous est dépeint, enfin, le film est réussi pour ce qu'il est, de l'action des explosions du métal doré, - vu aussi : Riusciranno i nostri eroi a ritrovare l'amico misteriosamente scomparso in Africa ?, le doublage de Blier père intéressant en italien, Sordi quel bel acteur dans son ensemble colonial, certaines scènes sont drôles et émouvantes comme celle où il se rappelle de son existence morne en Italie le jeu où ils doivent deviner un mot qui a un rapport avec le précédent un peu comme dans cette chanson enfantine trois p'tits chats, chapeau d'paille, paillasson, somnambule, bulletin, tintamarre, marabout, bout d'cigare, Darjeeling, Oh ! Natalie Portman à l'hôtel ! Mon Dieu ! Accoudée à ce meuble ! Sinon suis fais poliment chier comme un bobo du Quai de la loire ou Quai de la Seine ok miroir camembert gong. Et puis un Ivan Reitman cuvée 1979 arrêtes de ramer t'es sur le sable the meatballs bien pourrie refourgable à peine à une fan de Bill Murray-qui-tape-sa-femme qui,  la pauvre, la fan, aime aussi Noir Désir.

Etrangement avec Gamani à côté pas envie d'écouter du brutal du libéré du qui part dans tous les sens. Mais plutôt de la musique d'ambiance pas du Aimable mais un truc plus loungee loungee des familles. Harold Budd celui du Max de fun radio. Ravi Shankar. Et le son du sarod - c'est quoi un sarod ? - de Amjad Ali Khan. C'est gratuit. Ca se trouve en bibliothèque de la ville de Paris. Vive les discothèques de la ville de Paris, sauf pour les disques BYG, car c'est la misère y'en a presque aucun.

Black is beautiful. The Great Black Music.

Pourquoi pas un jour dédié à Saint John Coltrane, un colloque sur l'Art Ensemble of Chicago, sur Clifford Thornton, Enrico Macias Mireille Matthieu Barbelivien ? Non rien. Ou alors une rétro Billie Holiday. Merde elle a fait que la boniche, c'est vraiment atroce. Revoir Hallelujah pour voir à côté de quoi on est passés. Archie Shepp est vivant. Nous on avait Pascal Sevran la petite b. Tu imagines un peu la Chance au Free Jazz, ou la Chance au hip-hop français, ou la Chance à la harsh noise ?

Tentative par ailleurs de déposséder. Donner à tout va. Se débarrasser. Des livres lus et à peine lus. Ne garder que le rigoureusement indispensable. Diderot. Montaigne. Marc Aurèle. Revendre aussi sur Internet. Qu'est-ce que c'est chiant préparer ses mises en vente et ses enveloppes à bulle pour des prix dérisoires. Alors donnons aux bibliothèques de la ville de Paris !


- Acceptez-vous les dons ?
- Oui. Des livres neufs. On ne vous promet pas que les livres seront en rayon. Le bibliothécaire fera son choix.

Vu le fonds des fois faut ptet l'aider le bibbiotékaire. Ils ne sont pas tous comme ça, hargneux secs. Les préférées, ce sont les petites vieilles dépressives, toutes sympathiques avec leurs cachets dans le tiroir, leur pendentif en argent et leur timidité. Y'a des viragos acariâtres, certes, mais celles là, oh ! Aussi ! ont leur charme, le charme peut-être de ces 33 tonnes solitaires en bordure de capitale attendant leur maître partis aux putes.

Quelle vulgarité !

A ce propos, on recherche activement non pas un film classique d'Anna Magnani ni une masterpiece d'Abel Ferrara mais Le Pétomane de Pasquale Festa Campanile, Petomane, Il (1983) ... aka Petomaniac (International: English title). Plot Keywords : Fart. User Comments: The real story of a French man who was able to control his own farts. Ugo Tognazzi     ...     Joseph Pujol ; Mariangela Melato    ...     Catherine  ; Vittorio Caprioli    ...     Pitalugue. La France pays de Joseph Pujol ! Italie celui de Tognazzi. Oh ! Le passage éclair dans l'Harem (1967) !

Aucune image aujourd'hui, c'est la grève ! Trop long à faire ! Paresse, enfin quoi !

28.05.2008

Gomis

Je viens de découvrir ce matin les buts, n'ayant pas la télévision. Et Holy Shit : deux de Gomis. Fouilla ! Heureusement qu'on amène un avant-centre après avoir amener Sagnol et Coupet il y a quelques années. J'essaie de résister au football mais là, je peux pas. Gomis est maintenant retenu dans la liste des 23 ! Domenech ne pouvait pas faire autrement. Gomis restera-t-il à Sainté l'année prochaine ?

26.05.2008

Sean Penn

"Et puis il y a un snobisme qui voudrait qu'une comédie ne peut pas être un grand film. Mais c'est faux : il y a aujourd'hui une floraisons de comédies incroyables, aux Etats-Unis du moins. Ça m'aurait plu de découvrir ce que ce genre produit dans le reste du monde." Senn Penn, dans un entretien au Monde. 

21.05.2008

Extrême poésie du corps

En revoyant des films burlesques notamment ceux de Harold Lloyd, j'ai tout de suite pensé à ses éventuels héritiers actuels. Parmi eux Jackie Chan, qui si il n'est pas tout le temps comique, est capable de prouesses qui dépassent de loin tout ce qu'on peut faire avec un corps à l'écran. Il y a une telle intelligence et une telle maîtrise que cela mériterait de nombreuses thèses à l'université, d'études savantes et de non moins savantes rétrospectives. Ca nous changerait du cinéma merdique à la française et cela ferait du bien à tous ceux qui vont demander dans quelques années des subventions, les inviterait à s'ouvrir un peu l'esprit.



Encore plus méconnus des universités, écoles de cinéma, préparant nos talents de demain, -Sammo Hung, vénéré par Jean, on le comprend,- devrait être montré, invité à la Fémis (un double programme avec une belle affiche : Sammo "Fatty" Hung Vs. Vincent "Soporifik" Dieutre). Il rajoute à ses exploits une contrainte de plus, son gros bide, ce qui le rend encore plus attachant et d'autant plus admirable. 



Le troisième, c'est Yuen Biao, autre poète du corps, encore moins connu et compère des deux premiers à leurs débuts.

Ils ont de plus des coupes de cheveux magnifiques à l'image de Sammo. Manque plus que Schubert et on s'intègre à Point Ligne Plan.

Toutes les notes