07.07.2008
Zabriskie Point

15:29 Publié dans 日記 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : zabriskie point
02.07.2008
Salariat de merde

Après une matinée comme celle là, brutale de bureaucratie et d'ennui, il faut se dévisser les oreilles avec des dissonnances de J.C.-D.C, se récurer la bouche avec une cuisine d'ailleurs et se dérouiller les yeux en allant dériver un peu loin à Saint-Ouen avec un parapluie, car c'est beau la porte de Saint-Ouen sous la pluie.
20:21 Publié dans 日記 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.06.2008
Promenade à Montmartre
Le studio 28 passait des films d'avant-garde. Il y a bien longtemps... La programmation est bien terne à présent.

Pause ensuite dans le très calme parc du musée.

Il y a des expos expérimentales à l'extérieur aussi. Dans un autre genre. Plus contemporain.

Ca faisait longtemps que je cherchais la tombe d'un grand affichiste des débuts du cinéma Candido Aragonez de Faria, venu du Brésil et ayant fait de nombreuses lithographies. Justement pour Pathé. Il est mort, selon nos rares infos de surménage, dans son atelier. De Faria dont on peut voir généralement des affiches dans le musée de la Cinémathèque. Par exemple, la sublime Ecrin du Radjah.


Il est un peu oublié des listes de "reposants". Son travail d'artisan laborieux et talentueux est à découvrir. Même si il y en a beaucoup d'autres, c'est sans doute l'un des plus intéressants de chez Pathé. Heureusement qu'ils signaient souvent leurs oeuvres chez Pathé, au contraire de chez Gaumont.
23:10 Publié dans 日記 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : montmartre, affiche de cinéma
19.06.2008
Comfort women
Les films sur les prostituées me rendent triste. Certains sont sublimes.
J'adore Les Femmes de la nuit - Yoru no onnatachi (1948) de Mizoguchi, merveille de cruauté, de violence, de beauté, pauvres âmes errantes dans Osaka dévasté après-guerre. On connait l'histoire de Kenji, celle de sa soeur. J'adore La Berceuse de la Grande terre - Daichi no komoriuta (1976) de Masumura qui m'est apparu comme une sorte d'hommage en fin de course, retour à ses débuts, il l'assistait, à Mizoguchi -il y a d'ailleurs Kinuyo Tanaka dans un petit rôle- itinéraire d'une paysanne arrachée à sa terre et dévoyée dans un bordel sur une île et qui se révolte, avec des côtés Imamuriens pour le terroir, le Japon cru. J'aime moins Zegen (1987) de Imamura, bien paillard, bien vulgos, sur un tenancier patriote de maisons closes. J'adore par contre ses documentaires réalisés pour la T.V. comme Karayuki-san (1975), Japonaises traînées de force pour servir de putes en Chine pour l'armée impériale.

12:41 Publié dans 日記 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : comfort women, prostitution
08.06.2008
JCVD

«Pour sauver l'économie, il faut acheter, acheter n'importe quoi.» Général Eisenhower
Près de l'UGC, de quoi peut-on se nourrir ? Starbucks, Ben & Jerrys à proximité.
JCVD, donc. Bon film. C'est un film français ? Tu veux dire qu'on peut encore faire des films comme ça ? Ca doit être belge, non, plutôt ou en partie ça peut pas être que français. JCVD s'était fait Ardissonner, on invite les ringards à la TV et on les allume et on les rebranche, il se fait Tarantinner maintenant, il devient cool après avoir été ringard. C'est cool d'en parler, ça doit être cool d'en faire des articles. Après il devrait soit rester cool, difficile, soit redescendre. Travolta, et surtout Pam Grier sont vite redescendus après leur nouvelle phase "in", non ?
Le film de Mabrouk El Mechri voue quoiqu'il en soit une grande admiration à son personnage. On le voit dans le regard qu'il lui porte et dans l'image qu'il renvoie. Il filme à la fois sa dimension pathétique, sa ruine, et sa grandeur, la grandeur du rêve qu'il a su lui procurer gamin. Trois scènes très fortes ressortent, scotchent, la scène du film d'action (HK, Direct To Video), la scène de la sortie de la banque avec les otages où, là, gros clin d'oeil. Inconsciemment : on attendait comme des cons de revoir ce geste. La délivrance. Et puis, il y aussi cette confession, la confession en plan séquence qui m'a fait pensé à Imamura, Ningen Johatsu (on voit le dispositif), ici élévation de l'homme, genre Tarko, Andrey Rublyov la caméra se lève soudainement dans les airs, Godard, Matsumoto. Ca a beaucoup de gueule, interrompre, faire une pause, prendre le temps d'expliquer, regard caméra.
Buriné. Fatigué. Mais beau le Van Damme. D'ailleurs, le réalisateur aime ses acteurs, tous ses acteurs ceux au premier et au second plan, il leur laisse une chance, les laisse vivre. Beaucoup sont intéressants, la chauffeuse de taxi, les deux gars du video-club, le commissaire, et les gangsters. Il y a notamment ce nerveux, Zinedine Soualem, le chef, sorte de Robert Duvall avec des cheveux, et un autre plus tendre (Karim Belkhadra) qui, comme un ado s'amuse avec son idole, prêt à tout pour défendre l'acteur, et au delà le geste, le rêve.
Puissant en terme d'action, de nerfs, de drame, de rides et de pleurs, de comédie, de rires, avec une forte dose de mise en scène, il y a un FILM là, à voir. Et sans aucun doute un REALISATEUR avec DES IDEES.
12:36 Publié dans 日記 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.06.2008
Panneaux publicitaires
Il fut un temps où wah, wah, super, super, les poubelles, les déchets.

On retrouve assez souvent la même chose Mc Do Quick 8x6 chipsters voilà où nous en sommes, nous, dans le métro, serfs volontaires. Voilà de quoi on se nourrit. Rarement de caviard.
La taille monumentale des panneaux publicitaires est fascinante dans ces galeries sous-terraines. On pourrait exposer de l'art, du graphisme, des citations de Diderot ou de Montaigne ou de Marc Aurèle, mais non. Les taggueurs s'en chargent dans l'urgence, les prennent d'assaut et calligraphient les cours d'anglais, devenez radin, succès garanti ou remboursé.
Les réclames pleines de couleurs photoshopées invitent aux croisières à s'offrir un nouveau mac pc imprimante gps archeos à s'acheter récemment des lentilles sponsors d'une quelconque équipe de France ou de toute à donner pour les lépreux, avant. Choix entre ça, rêves en plastique charité. Et la crasse le gris la poussière les souris les sièges chewinggumés du siècle dernier rails noircis par la pollution moisissures stalactites parfois magnifiques, les senteurs d'égoût, la puanteur des gens et la sueur de soi. Cocoonés par les grandes déesses bronzées maternantes galbées où pourrait donc bien fuir le regard ? Sans doute vers celui vitreux fatigué d'un autre employé faisant une pause dans sa lecture de Gala, Voici, Direct Soir, Public, Closer ou le Canard Enchaîné, nous renvoyant à notre propre image de déchets ambulants du salariat.
23:50 Publié dans 日記 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : panneaux publicitaires
02.06.2008
Paresse
Quelle paresse, ce n'est pas possible !
Positive thinking bordel. Et paresse. Bureaucratôse subaigüe, traitement de fond régressif antinippomonomaniaque.
Black is beautiful. The Great Black Music.
Pourquoi pas un jour dédié à Saint John Coltrane, un colloque sur l'Art Ensemble of Chicago, sur Clifford Thornton, Enrico Macias Mireille Matthieu Barbelivien ? Non rien. Ou alors une rétro Billie Holiday. Merde elle a fait que la boniche, c'est vraiment atroce. Revoir Hallelujah pour voir à côté de quoi on est passés. Archie Shepp est vivant. Nous on avait Pascal Sevran la petite b. Tu imagines un peu la Chance au Free Jazz, ou la Chance au hip-hop français, ou la Chance à la harsh noise ?
- Acceptez-vous les dons ?
- Oui. Des livres neufs. On ne vous promet pas que les livres seront en rayon. Le bibliothécaire fera son choix.
Quelle vulgarité !
A ce propos, on recherche activement non pas un film classique d'Anna Magnani ni une masterpiece d'Abel Ferrara mais Le Pétomane de Pasquale Festa Campanile, Petomane, Il (1983) ... aka Petomaniac (International: English title). Plot Keywords : Fart. User Comments: The real story of a French man who was able to control his own farts. Ugo Tognazzi ... Joseph Pujol ; Mariangela Melato ... Catherine ; Vittorio Caprioli ... Pitalugue. La France pays de Joseph Pujol ! Italie celui de Tognazzi. Oh ! Le passage éclair dans l'Harem (1967) !
Aucune image aujourd'hui, c'est la grève ! Trop long à faire ! Paresse, enfin quoi !
23:16 Publié dans 日記 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
28.05.2008
Gomis
Je viens de découvrir ce matin les buts, n'ayant pas la télévision. Et Holy Shit : deux de Gomis. Fouilla ! Heureusement qu'on amène un avant-centre après avoir amener Sagnol et Coupet il y a quelques années. J'essaie de résister au football mais là, je peux pas. Gomis est maintenant retenu dans la liste des 23 ! Domenech ne pouvait pas faire autrement. Gomis restera-t-il à Sainté l'année prochaine ?
10:53 Publié dans 日記 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bafétimbi gomis
26.05.2008
Sean Penn
"Et puis il y a un snobisme qui voudrait qu'une comédie ne peut pas être un grand film. Mais c'est faux : il y a aujourd'hui une floraisons de comédies incroyables, aux Etats-Unis du moins. Ça m'aurait plu de découvrir ce que ce genre produit dans le reste du monde." Senn Penn, dans un entretien au Monde.
10:10 Publié dans 日記 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.05.2008
Extrême poésie du corps
Le troisième, c'est Yuen Biao, autre poète du corps, encore moins connu et compère des deux premiers à leurs débuts.
Ils ont de plus des coupes de cheveux magnifiques à l'image de Sammo. Manque plus que Schubert et on s'intègre à Point Ligne Plan.
21:41 Publié dans 日記 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


