31.05.2009
Akira Uno
Il y a eu récemment une exposition à Osaka avec des dessins de Akira Uno, intitulée L'Amour, reprenant en l'illustrant le texte du même nom de Breton et Eluard. Je pensai le voir pour lui poser quelques questions mais il n'a pas fait le déplacement. Je ne crois pas qu'il ait fait beaucoup d'affiches pour le cinéma, en dehors de celles pour Premier amour, version infernale de Susumu Hani. Il y a aussi celles, encore plus démentes, plus inventives, pour Tenjosajiki. Dont on peut voir aussi en ce moment une petite exposition près de Umeda. Il y a d'ailleurs une rétrospective consacrée à Shuji Terayama à Ciné Nouveau, l'une des rares salles (la seule ?) d'art et essai à Osaka.


Vu au NFC à Tokyo en faisant quelques recherches sur les affichistes japonais, un petit livre sur lui, avec des illustrations inspirées par des figures du cinéma, acteurs et actrices, films. C'est moins intéressant, je préfère ses dessins érotiques...
Appris qu'il y a une exposition Katsuhito Ishii à Paris. C'était bien le moment de partir en exil... Ce Ishii là, je l'attendais depuis quelques temps.... Je ne sais pas s'il va venir. Je ne sais pas non plus si cela intéresse vraiment les cinéphiles français. Un jour, peut-être. Mais il y a de quoi être content, puisque parallèlement, des éditeurs dvd se lancent aussi dans l'édition de certains films de Yuasa, Matsui et Matsumoto. On commence un peu à sortir des chapelles historiques, pour ne pas dire pré-historiques qui sévissent depuis des lustres. Ca fait plaisir !
06:25 Publié dans 日記 | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
23.04.2009
Je ne saurais me repaître de fumée
" (...) Je ne saurais me repaître de fumée. Un repas délicieux ; une lecture douce ; une promenade dans un lieu frais et solitaire; une conversation où l'on ouvre son coeur ; où l'on se livre à toute sa sensibilité ; une émotion forte qui amène les larmes sur le bord des paupières, qui fait palpiter le coeur, soit qu'elle naisse ou du récit d'une action généreuse, ou d'un sentiment de tendresse ; de la santé, de la gaieté, de la liberté, de l'oisiveté, de l'aisance ; le voilà, le vrai bonheur."
Denis Diderot. Lettres à Sophie Volland. p.176
14:25 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.04.2009
Fire
"What matters most is how well you walk through the fire." Le plus important, c'est la manière dont tu traverses le feu.
Charles Bukowski
15:52 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.04.2009
To Pee
"Sometimes you just have to pee in the sink." Parfois, il n'y a plus qu'à pisser dans le lavabo.
Charles Bukowski
14:17 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.04.2009
Travail
"Il faut travailler à aimer ou aimer travailler" Jean-Luc Godard, Passion.
21:52 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.04.2009
Embrasser
I.− Prendre entre ses bras en serrant contre soi.
− Spéc. Étreindre (quelqu'un) avec ses bras pour exprimer son amitié, son affection, sa tendresse, son amour...
Rem. 1. Cette étreinte s'accompagne souvent d'un baiser, d'où l'emploi extensif, rendu d'autant plus nécessaire que le verbe baiser évoluait vulgairement. 2. Il n'est pas toujours aisé, lorsque le cont. n'apporte pas la précision, de discerner si l'étreinte s'accompagne ou non d'un baiser.
SYNT. Embrasser ses parents, un ami; embrasser les joues de qqn, embrasser qqn sur les (deux) joues; embrasser qqn au front, sur le front; embrasser les yeux, les cheveux, le cou de qqn; embrasser qqn sur la bouche/sur les lèvres, embrasser qqn à pleine bouche/à pleines lèvres; embrasser qqn avec amour, ardeur; embrasser qqn très fort, de toutes ses forces, de tout son cœur; embrasser qqn en cachette; embrasser qqn longuement, tendrement, passionnément; ne pas oser embrasser qqn, avoir envie d'embrasser qqn, permettre à qqn de nous embrasser, se laisser embrasser par qqn; charger qqn d'embrasser qqn; embrassons-nous.
« Est-ce que ces deux bras tendus qui se resserrent lentement dans une étreinte jusqu’à ce que les deux mains s’étant rapprochées les doigts finissent par se rejoindre… Est-ce que cet acte d’amour n’est pas l’acte de la prière ? » Hélas pour moi, Jean-Luc Godard.
12:24 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : embrasser
08.03.2009
Questions à Kaiji Moriyama
Rencontre express avec le danseur adoré Kaiji Moriyama, "fine fleur de la danse" pour la présentation de son spectacle à la maison du Japon, le vendredi 28 novembre et samedi 29 novembre 2008. Eblouï par ses apparitions dans les films aimés de Katsuhito Ishii, nous nous devions absolument de le rencontrer, après son spectacle, sublime lui aussi, pour quelques petites questions.

C’est la première fois que vous venez en France ?
Oui, c’est la première fois.
Votre spectacle, l’avez-vous déjà présenté au Japon ?
La première partie Okina et la deuxième partie Yoroboshi Kasokan, je les ai déjà montrées, il y a de cela cinq ans, à Tokyo. Pour la troisième partie Kurui, c’est la première fois.
Quelle a été votre source d’inspiration pour ce spectacle ?
Ma première source d’inspiration a été Reijiro Tsumura (bien culturel important), l’acteur de Nô, qui joue dans le spectacle.
Je vous ai découvert grâce au cinéma, dans les films de Katsuhito Ishii. Comment l’avez-vous rencontré ?
Il y a de cela sept ans, lorsque j’ai joué à Londres, il faisait partie d’une équipe de télévision qui me suivait pour mon spectacle. Et c’est alors qu’il m’a proposé de jouer dans ses films. Le premier film a été Le Goût du thé (2004) et ensuite j’ai fait Funky Forest (2005) . J’ai joué plus récemment dans un film de Yoichi Sai dont le titre est Kamui Gaiden (2009)
Pour Le Goût du thé et Nice no Mori, vous étiez libre de créer ce que vous vouliez ?
Oui, j’étais assez libre de faire ce que je voulais.
Et pour les costumes ?
Pour Le goût du thé, c’est lui qui a décidé du superbe survêtement orange… (rires). Et pour Funky forest, l’ambiance était encore plus bizarre avec les trois réalisateurs, ils étaient encore plus maniaques et c’est eux aussi qui ont décidé de mon accoutrement (rires)
Vous avez participé à d’autres films ?
Oui, je joue le corps nu, juste le corps, de Tadanobu Asano dans Rampo Jigoku : kasei no unga (2005).
Dernière question : pourquoi avez-vous enlevé vos cheveux jaunes ?
On m’a un peu obligé pour Kamui Gaiden (rires), il fallait avoir les cheveux noirs. Il y a beaucoup de gens qui me demandent d’ailleurs de revenir à l’ancienne version (rires)
Grands mercis à Kaiji Moriyama pour son art et sa disponibilité, à la maison du Japon, à Mme Muraï pour la traduction et à Nathalie Benady, de m'avoir permis de ne pas le louper !!
15:36 Publié dans Entretiens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kaiji moriyama
06.03.2009
Connaissez-vous Nami Iguchi ?
Dans le dernier numéro des Cahiers. Frodon pose la question suivante :
Connaissez-vous Nami Iguchi ?
La réponse est oui !
On sait pourquoi tu l'aimes (Koichi Yamada la soutient, Cahiers du cinéma, etc., copain...) mais bon c'est pas grave. Tant mieux.
On pourrait renvoyer d'autres questions à Frodon :
Connaissez-vous Kunitoshi Manda ?
Connaissez-vous Toshio Matsumoto ?
Connaissez-vous Sogo Ishii ?
Connaissez-vous Yonghi Yang ?
Connaissez-vous Masaaki Yuasa ?
Connaissez-vous Shinji Somai ?
Connaissez-vous Tatsumi Kumashiro ?
Connaissez-vous Chusei Sone ?
...etc.
...etc.
...etc.
...etc.
...etc.
Sammo Hung ? ;-)
D'autres questions ? Pleins d'autres questions !
Allez les Cahiers ! Remuez-vous ! Mettez le paquet sur votre pote Hasumi ! Reprenez-vous ! Un super entretien sur Kiyoshi Kurosawa ! Bravo ! Alors que nous n'avons pu poser qu'une seule question. Génial. On s'en fout. Foutez le paquet. ;-)
Ils se sont plantés sur deux noms de réalisateurs : "Sumai" alors que c'est "Somai" ; et "Kenji" Fukasaku alors que c'est "Kinji". Mais ça on a l'habitude, Kenji "Mizogushi" pour Douchet dans Trafique ; et la présentation de Tesson sur Yamanaka pour la carte blanche à Aoyama, très plaisante, en dehors des écorchures, erreurs faites sur tous quasi les noms des réal.
C'est un peu comme si :
Goddar, Trufot, Rennais, Eustaash, Garrelles...
Comme dit un ami : le cinéma, c'est le vrai trésor caché, encore inexploré, du Japon !
Gambatte !
11:34 Publié dans 日記 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : goddar, trufot, rennais, eustaash, garrelles
25.02.2009
Tokyo Sonata
Dans le dernier Kiyoshi Kurosawa, Tokyo Sonata, beaucoup de choses me plaisent. On a l'impression de l'avoir retrouvé.

Le quadrillage des choses au départ. Dans la pièce. Dans sa disposition. Certains visages sont rayés par un escalier, une étagère.
Il y a une reproduction d'un Mondrian sur le mur, non ?
La lumière. Mais la lumière m'obsède depuis longtemps le cinéma japonais.
Je me demandais quelle est la formation de la personne qui s'en occupe. Comment cela s'apprend ? Si elle vient des grands studios, si elle a appris toute seule, si il y a toujours cet apprentissage, par l'assistanat, qui s'en occupe, qu'est-ce qu'ils apprennent ?
Il y a cette scène près de la mer. Avec cette jetée. Comme dans Loft. On va partir.
Loft, dont les plans sur l'herbe au départ fascinent. Renoir. Le dernier Nakagawa. Des tableaux, la nature qui s'anime.
L'horreur. Celle de la vie quotidienne. De la routine morte. De la famille explosée. Du monde putréfié dans ses habitudes. Les fantômes ne sont plus des apparitions. Ils vivent. Un semblant de vie. Se cachent. Cachent leur vie. Et puis cette scène de l'escalier. Cela fait très peur.
"Le Japon, la société la plus hypocrite du monde."
C'est Donald Richie qui disait cela je crois.
Merci à Yamaha sur l'affiche. C'est comme Dolce Gabana sur le slip dans Gomorrha.
Ses scénarios paraissent toujours bâclés. Parce qu'ils s'en fichent. Ecole Hasumi ? Parce qu'ils ne savent pas faire ? Parce qu'ils n'ont pas le temps ? Peut-être pour aller contre un truc trop huilé, trop remarquable comme aux States. Je ne sais pas.
La passion. Dans le sens du truc qu'on fait sans qu'on sache véritablement pourquoi on le fait. Et qu'on fait, quand même. Malgré tout.
La musique. Passion, comme une autre. La cuisine. Le bricolage. Un fil infime qui nous tient hors du courant.
Et cette scène aérienne sur la fin.
Ce que j'aime par dessus tout et qui m'obsède comme le vent dans les herbes dans Loft. C'est cette petite chose : le souffle dans les rideaux, baignant dans la lumière. Quant à savoir pourquoi.
Il soigne son final. Comme s'il s'en voulait un peu d'avoir torcher d'autres parties. Le piano, son utilisation si pénible dans beaucoup d'autres films, se ressource. Ca a marché avec moi en tout cas. Et avec vous ?
11:05 Publié dans 日記 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.02.2009
Film émouvant avec des chiens
J'ai eu ça dans les mots clés faisant arriver sur ce blog. Film émouvant avec des chiens. Ca change des mots clés habituels, qui sont plus portés vers d'autres activités. Film émouvant avec des chiens : il y a Quill (2002) de Yoichi Sai, réalisateur très intéressant. Dans un autre registre que Blood and Bones, seul film de lui je crois à être sorti en France et qui date de la même année. Les deux pourront vous faire chialer. D'une manière différente.
Quill
Chi to hone / Blood and Bones
07:28 Publié dans 日記 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yoichi sai


